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Pourquoi nous ne sommes pas d’accord, même avec les mêmes informations

Les avis sont de plus en plus tranchés dans les discussions et un avis tranché est même considéré comme une preuve de personnalité. Les réseaux sociaux, mais aussi la crise actuelle accentuent cette scission entre ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. Regardons ensemble comment notre cerveau fonctionne pour réapprendre à échanger et à débattre.

Commentaires

2 réponses à « Pourquoi nous ne sommes pas d’accord, même avec les mêmes informations »

  1. Avatar de Olivier Hoeffel
    Olivier Hoeffel

    Bonjour Jean-Michel.

    Merci beaucoup pour ta vidéo encore une fois passionnante et merci pour les liens vers les contenus qui t’ont inspiré.

    3 rebonds :

    – avec ma grille de lecture de la bienveillance, j’ai noté dans la vidéo <a href= »https://www.youtube.com/watch?v=ZLI7OXoMQ9c » defang_rel= »nofollow » >Ep28 Le Sophisme du Procureur</a> la leçon tirée en matière de bienveillance : elle a permis à Christophe Michel de ne pas porter de jugements lapidaires sur ses interlocuteurs quand il n’arrive pas à les convaincre. C’est une belle hygiène de vie individuelle et collective de savoir observer et écouter avant d’apporter un argument ; afin de connaître le niveau de conviction, de connaissance (ou de méconnaissance) de son interlocuteur. Et ça permet de se fixer des objectifs plus réalistes et moins pesants: il ne s’agit pas de convaincre absolument mais d’apporter des arguments qui, même s’ils ne font pas mouche et faire basculer la conviction de l’autre, pourront compter au bout du compte plus tard. C’est aussi une valorisation du moyen/long terme face au diktat du court terme

    – l’apport de la matrice de méconnaissances de l’analyse transactionnelle est intéressante concernant le type d’argument que l’on apporte pour essayer de convaincre : s’il n’est pas strictement au niveau de méconnaissance de l’autre, l’argument fait chou blanc, voire peut être contreproductif (par exemple amener de la tension). J’ai évoqué ce sujet dans mon article récent <a href= »http://www.lesverbesdubonheur.fr/2021/08/sante-altruisme-et-bienveillance.html » defang_rel= »nofollow » >Santé, altruisme et bienveillance</a>

    – l’idée d’échelle de Christophe Michel est très intéressante. Je lui vois tout de même un inconvénient : il me semble qu’elle prend pas forcément bien le fait de l’ambivalence des preuves et du poids de l’ambivalence dans la conviction. Par exemple, ce n’est pas la même chose de se trouver au niveau 0 parce qu’on a aucune idée sur un sujet ou alors parce qu’on est très partagé avec beaucoup d’arguments pour et aussi beaucoup d’arguments contre. Dans le premier cas, on pourrait avoir la sagesse de dire « je ne sais pas » et dans le deuxième « je suis très partagé et en réalité, je pense que ce serait une erreur de vouloir être pour ou contre ». Une alternative pourrait être une balance avec deux plateaux, chargés plus ou moins chacun. Et chaque preuve ajoutée pourrait apporter du poids à l’un ou à l’autre plateau … ou aux deux (là aussi pour prendre en compte l’ambivalence). On pourrait aussi enlever du poids à un plateau si un élément de preuve donné précédemment s’avérait faux par la suite. Et c’est aussi intéressant de savoir quand on fait évoluer sa conviction par exemple dans le sens pour, parce qu’on ajoute un argument pour ou parce qu’on enlève un argument contre.

    Olivier

    1. Avatar de Anonyme
      Anonyme

      Oui Olivier, l’approche proposée par Christophe Michel à naturellement conduit à la bienveillance&#160;:-)

      Sur l’échelle elle permet de bien comprendre le mécanisme et les biais en remplaçant des multiplications par des additions (il est plus compliqué de faire 0,9 X 0,99 que +1 +2…) mais il faut y ajouter du flou (sur là où on en est de sa croyance mais aussi sur le fait de ce que l’information nouvelle apporte). Par contre sur le point de départ, il est intéressant de bien se poserr la question de ce que l’on peut déjà connaitre plutôt que de partir simplement de zéro pour éviter justement le biais du procureur…

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