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Coopérer c’est bien mais pourquoi ?

Quand nous cherchons à résoudre une difficulté nous adoptons une stratégie, c’est à dire un « ensemble d’actions coordonnées, d’opérations habiles, de manœuvres en vue d’atteindre un but précis » (trésor de la langue française informatisé, repris par Wikipédia). Mais les problèmes auxquels nous sommes confrontés, sont divers. A quoi sert la coopération ? Comment la positionner face à d’autres stratégies comme la planification ou l’économie ? Dans quel cas la coopération est-elle le plus utile et efficace ?

Commentaires

4 réponses à “Coopérer c’est bien mais pourquoi ?”

  1. Avatar de Denys Lamontagne
    Denys Lamontagne

    Allo Jean-Michel

    Intéressante vidéo de rappel du bon usage de la coopération.

    Ceci dit, en regardant ta vidéo, quelque chose m’a frappé : ta caméra est placée trop bas : on a l’impression que tu nous parle de haut, le nez en l’air.

    Places ta caméra un peu plus haut, ainsi tu nous parleras à notre hauteur, ou même d’en bas !

    A+

    Denys

    1. Avatar de Cornu
      Cornu

       Bonjour Denys,

      Merci pour tes encouragements et ta remarque très pertinente.

      J’ai placé le pied au maximum où il peut être sans utiliser la crémaillère afin d’être plus stable, mais effectivement cela met la caméra un peu en contre plongée. Les trois prochains sont déjà dans la boite (j’en enregistre d’avance et les monte au fur et à mesure) mais je vais régler cela pour les vidéos suivantes. Bravo pour ton oeil attentif 🙂

      Sinon, je prévois de faire une déclinaison des trucs sous la forme de podcasts audio ciblé pour les communautés apprenantes avec Stéphane Diebold (que tu as déjà rencontré je crois). Il faudra que je t’en parle…

  2. Avatar de Sergio Arbarviro
    Sergio Arbarviro

    Bravo pour ce schéma, que je trouve très pertinent.

    Je le crois applicable également en matière de politiques publiques (pas seulement pour l’animation de groupes):
    <ul>
    <li>l’abondance x incertitude et le choix a posteriori correspond au monde du numérique pendant la loi de Moore (dont la fin est annoncée pour bientôt): on multiplie les tentatives très diverses qui ne coûtent rien, et on voit à la fin</li>
    <li>la rareté x incertitude correspondant au choix pendant l’action correspond au monde classique des économistes de marché</li>
    <li>la rareté x prévisibilité correspondant au choix a priori et à la <b>planification </b>correspond à notre situation collective en situation de réchauffement climatique. Ceci justifie une société beaucoup plus planifiée qu’antérieurement, parce que nous n’avons qu’une seule planète à disposition – et explique la haine farouche que génère la notion même de réchauffement climatique dans la Silicon Valley et les milieux d’affaires, pour lesquels la notion même de planification est anathème.</li>
    </ul>
    Dernière remarque : vous ne décrivez pas la stratégie correspondant à abondance x certitude = la générosité ou l’amour du prochain ?

    1. Avatar de Cornu
      Cornu

      &#160;Bonjour Sergio,

      Bravo pour&#160; vos deux commentaires extrêmement pertinents.

      Vous avez tout à fait raison, le schéma est avant tout un élément de choix de stratégie et donne des clés pour définir une (ou des) politique(s). Une grande part des politiciens classiques sont formés avant tout à la planification (et si on va plus mloin et que l’on suit Sun Zu ou Machiavel, on sait à l’avance ce qu’il faut faire pour obtenir un résultat… à condition que cela reste prévisible…) alors que les milieux d’affaire sont plutot dans une logique de négociation et d’économie. Les deux visions s’opposent, mais il y a plus que ces deux visions et ces personnes sont en général peu formées à la troisième stratégie, celle de la coopération et de l’innovation.

      Pour parler du réchauffement climatique on aurait probablement besoin d’utiliser les trois approches depuis l’approche par l’abondance pour trouver les meilleurs idées parmi une abondance qui pourrait etre soumis (et testées pour choisir a posteriori, voir par exemple les travaux d’Esther Duflo sur l’économie « a posteriori » dans le cadre de la pauvreté), jusqu’à la planification pour avoir le plus de chance de réussir à dépasser le problème une fois plusieufrs solutions trouvées (mais ce n’est pas simple dans un monde de gouvernance négociée multilatérale voir bilatérale)

      Et vous avez trouvé la stratégie cachée 🙂 Qui dit abondance dit « science de la complexité » (je n’utilise pas ce terme qui fait peur car trop souvent confondu avec complication, voir sur mon blog par exemple « 1+1=1, la science des réseaux »). Et il y a deux aspects à la complexité : sur un temps court et un nombre relativement réduit on est dans l’imprévisibilité (ce qui ne veut pas dire l’indéterminisme) ce qui explique la stratégie de coopération/innovation qui impose un choix a posteriori. Mais sur un temps long et des très grands nombre on voit apparaitre des régularité ou des « formes » prévisibles. Ainsi sur un temps très long (très a posteriori) on retrouve quelques chose de prévisible.&#160;

      C’est ce que j’utilise dans mon approche de la construction de la coopération : trouver ce qui est prévisible dans un monde ou chacun réagit sans que l’on puisse savoir a priori comment (par exemple : si on a une centaine de personnes alors 10 à 20% d’entre elles réagiront même si on ne sait pas lesquelles à l’avance – loi des 90-9-1 typique des réseaux et des lois du complexe).

      Mais cette stratégie du prévisible/abondant, (même si je m’en sert pour trouver quelques règles prévisibles à la stratégie imprévisible/adondant en coopération) est en fait la stratégie que l’on retrouve dans… le don (voir mon livre « tirer bénéfice du don », titre pas terrible et qui aurait du s’appeler « le don, la face caché de l’économie »…). Dans la coopération on a des mécanismes globaux de régulation autour de la reconnaissance (ou plus exactement l’estime comme je le dis dans un des autres trucs d’animation) ce qui est différent de la régulation interpersonnelle dans la fixation du prix par exemple entre un vendeur et un acheteur en économie. Mais dans « l’économie du don » il n’y a pas de contre partie à court terme (ou plus exactement les contre parties sont « intrinsèque » : l’estime de soi et la réalisation de soi), mais elle repose sur un pari que sur le long terme le mécanisme de don fonctionnera suffisamment pour que le jour ou j’en aurai besoin, il y aura quelqu’un pour m’aider.

      Il y a donc bien 4 stratégies, mais seules d’entre elles sont devenues des « sciences » que l’on cherche à développer : les sciences politiques (principalement basées sur la planification et sur l’art d’écrire et de parler pour obtenir des résultats prévisibles) et les sciences économiques (en grande partie basées sur l’équilibre -instable- apporté par l’ensemble des négociations interpersonnelles). Je milite pour que la coopération deviennent également également une science (il y a eu un projet de licence il y a quelques temps) et j’ai effectivement en tête que le « vivre ensemble » sera plus complet le hjour où on y aura également ajouté une quatrième science : celle du don (qui a failli voir le jour avant les sciences économiques avec le livre d’Adam Smith « la théorie des sentiments moraux » !).

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